Séminaire "Modèle M.A.T.H. Prise en soins des
                psychotraumatismeset traumatismes de vie: 
         mouvements alternatifs et hypnose conversationnelle"
                     Formateur: M. Jean-François Terakowski
                              16 et 17 juin 2017 - Lausanne
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9èmes journées romandes 

      d’hypnose suisse 
              
   9 et 10 mars 2017
La Longeraie, Morges
 
 

Historique de l’hypnose

L’histoire moderne de l’hypnose commence en Europe avec Franz A. Mesmer, médecin allemand, inventeur de la théorie du magnétisme animal et qui était convaincu que certaines maladies étaient dues à un déséquilibre du fluide magnétique dans l’organisme, et qu’il était possible de les soigner en restaurant l’équilibre magnétique du corps.

Le comportement de transe associé à l’hypnose fut identifié par un disciple de Mesmer, le marquis de Chastenet de Puységur, qui a observé le sommeil magnétique en 1784.

C’est James Braid, médecin écossais du XIX siècle, qui parle d’un mécanisme essentiellement physiologique, la fixation prolongée sur un objet brillant situé légèrement au-dessus de la ligne normale des yeux. De ce fait il assimila cet état à un état voisin du sommeil. Il donna à ce phénomène un nouveau nom, l’hypnotisme. Braid était convaincu que la tension occasionnée par la fixation oculaire provoquait une fatigue de certains centres cérébraux, aboutissant au « sommeil nerveux ». Plus tard, il accorda davantage d’importance aux facteurs psychologiques, insistant sur une concentration mentale soutenue. Il reste reconnu comme le premier médecin à avoir mis en lumière les mécanismes psychologiques de l’hypnose.

Dans les années 1880, le célèbre neurologue Jean-Martin Charcot et directeur de la Salpétrière vit dans l’hypnose une intéressante méthode d’étude et de traitement de l’hystérie.

Auguste Liébeault (1823-1904) et Hippolyte Bernheim (1837-1919) à Nancy considèrent le phénomène hypnotique comme un produit normal de la suggestion. Liébeault insistait sur la relation de sympathie entre soignant et soigné, climat de collaboration indispensable au succès de l’hypnose.

Des recherches expérimentales se poursuivirent ainsi que des travaux sur le plan clinique en Europe. En France, Pierre Janet (1859-1947), médecin, développa sa théorie de la dissociation, dans l’hypnose, le patient est susceptible de séparer certaines capacités mentales sans qu’elles ne soient véritablement « perdues ».

Les années 30 sont marquées par Clark L. Hull et Milton Erickson, deux grandes figures américaines de l’histoire contemporaine de l’hypnose. Hull prônait que l’état hypnotique est une activité mentale normale. il appliqua les méthodes expérimentales et statistiques de la psychologie moderne à l’étude de l’hypnose et de la suggestibilité. Erickson, élève de Hull, développa des techniques thérapeutiques créatives et publia quantité d’observations. Il dévoila la dimension métaphorique de l’hypnothérapie et la valeur d’apprentissage inconscient de l’état hypnotique. il révolutionna la méthode et les techniques de l’hypnose. Erickson donna une impulsion décisive à une nouvelle forme de relation entre l’hypnothérapeute et son patient, il préférait un « compagnon » du patient, conduisant celui-ci vers ses ressources intérieures, ses facultés inexploitées d’apprentissage.

D’une manière générale, on peut considérer que l’hypnose est redécouverte de façon prometteuse, la demande de soins hypnothérapeutiques connaît une nouvelle vogue, on mentionne de plus en plus ses applications modernes en anesthésiologie, en cancérologie, en immunologie, en psychiatrie, en psychothérapie.

Référence :
Soigner par l’hypnose. Salem et Bonvin. Masson, 4ème éd. Paris, 2007.

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